Trois-Rivières

Trois-Rivières

UN ÉTÉ À CULTURE TROIS-RIVIÈRES

5 JUIN – 27 SEPTEMBRE 2021

Lien vers la programmation

 

La ville de Trois-Rivières accueille cinq œuvres insolites et surprenantes qui forment un parcours dans le centre-ville :

4 œuvres ont été conçues et présentées pour le parcours PASSAGES INSOLITES à Québec, conçu par EXMURO et présenté par la Ville de Québec :

Parcours de personnages grandeur nature, l’œuvre de Charles Fleury réfère autant à la figurine de plastique de notre enfance, avec un côté ludique, qu’à différents personnages mythiques qui ressemblent parfois à des dieux orientaux. Ces créations sont le produit d’hallucinations fréquentes qui lui font voir des animaux en plein milieu de la ville. Il concrétise ces hallucinations et matérialise ainsi un peu de poésie, de chamanisme et d’absurdité dans les vieux quartiers de la ville.

Crédits photo : Olivier Croteau

Un portail métallique, fabriqué à partir de clôtures de sécurité, délimite une frontière fictive dont les ouvertures semblent avoir été forcées. Austère et intimidante à première vue, cette barrière laisse peu à peu apparaître ses ornements artisanaux, venant ainsi dédramatiser la scène tout en semant le doute sur sa réelle fonction. BGL offre une œuvre ambigüe où l’équilibre demeure fragile entre le besoin de contrôle et la liberté, entre la droiture et la fantaisie.

Crédits photo : Olivier Croteau

La scène paraît absurde : deux têtes de clown gonflables sont coincées entre deux câbles de la marquise de la salle J.-Antonio-Thompson. Pour ajouter à l’étrangeté, ces clowns censés nous faire rire peuvent devenir inquiétants, selon notre point de vue et notre sensibilité. Le titre Fin de partie (Nagg & Nell) fait référence à pièce de Samuel Beckett où deux personnages, Nagg et Nell, vivent dans une benne à ordure après avoir perdu leurs deux jambes…

Crédits photo : EXMURO

Un engin aérospatial semble être tombé du ciel pour s’écraser en pleine ville. Réplique du satellite canadien de 1962 aujourd’hui laissé à l’abandon dans son orbite terrestre perpétuel, Alouette rappelle la promesse ratée d’un avenir meilleur annoncé jadis par la modernité. Il pourrait autant représenter l’obsession toujours croissante pour les communications que l’accumulation de déchets spatiaux qui en résulte. Est-ce qu’un jour, le ciel nous tombera réellement sur la tête?

* En raison d’actes de vandalisme répétés, l’œuvre Alouette de Brandon Vickerd, a dû être retirée.

Crédits photo : Olivier Croteau

Le parcours présente également l’œuvre Mythe et évidence de Mathieu Valade (Québec), produite et présentée dans le cadre de Manif d’art 8 – La biennale de Québec, 2017

Une lueur émanant de l’intérieur d’une vitrine au fini opalescent laisse deviner la silhouette d’un animal légendaire : la licorne. La surface translucide brouille la lecture de ses formes aux allures réalistes. À la fois exposée et dissimulée, fuyante et emprisonnée, la présence évanescente de cette créature mythique dégage un certain magnétisme. Nul doute que ce symbole de pureté et de grâce ayant capté l’imaginaire occidental depuis des siècles exerce toujours ses pouvoirs de fascination.

 

Crédits photo : Olivier Croteau