
L'exposition
COOKE-SASSEVILLE À LA BASE DE PLEIN AIR DE SAINTE-FOY
Le collectif Cooke-Sasseville, formé de Jean-François Cooke et Pierre Sasseville, développe depuis 2000 une pratique en art contemporain qui mêle humour, satire sociale et références à la culture populaire. À travers des sculptures monumentales et des mises en scène absurdes, le duo interroge la société de consommation, la banalité du quotidien et les contradictions du monde contemporain.
Présentée à la Base de plein air de Sainte-Foy, leur exposition en art public transforme le paysage balnéaire en terrain d’apparitions insolites. Déployées autour du lac et des sentiers, les œuvres surgissent comme des anomalies sculpturales dans la nature, provoquant des rencontres inattendues entre humour, étrangeté et réflexion critique.

À propos du parcours d'art public
LA VACHE PERDUE
Visible de loin dans le paysage, La vache perdue présente une vache en fibre de verre installée sur un imposant socle. Inspirée des figures commerciales et touristiques familières, cette sculpture monumentale bascule soudainement dans l’inattendu : l’animal est transpercé par un obus d’où jaillit une éclaboussure rouge vif.
Avec cette œuvre d’art public, Cooke-Sasseville détourne une image banale pour questionner la violence contemporaine, la fragilité du vivant et notre rapport à la banalisation des images choc.
Photo : Marc-Antoine Hallé pour Manif d'artLE FRUIT MAUDIT
Au détour d’un sentier forestier, Le fruit maudit met en scène trois géants cagoulés réunis autour d’une immense pomme dorée. Entre conte fantastique, culture populaire et satire sociale, cette installation d’art contemporain évoque à la fois la tentation, le mystère et la clandestinité.
Avec leurs silhouettes rappelant des personnages de dessins animés détournés, les figures créent une scène aussi ludique qu’inquiétante, transformant les visiteurs en témoins involontaires d’un étrange rituel.

LA DERNIÈRE SCÈNE
Depuis la passerelle surplombant la tourbière, La dernière scène dévoile deux cerfs de Virginie géants semblant émerger du sol humide. Face à face dans un échange silencieux, les animaux rappellent La Rencontre, l’œuvre emblématique de Cooke-Sasseville installée à Place Jean-Béliveau.
Dans cette nouvelle installation d’art public, les cerfs quittent leur dimension monumentale pour retrouver une présence plus organique et intimement liée au paysage naturel.
Photo : Marc-Antoine Hallé pour Manif d'artL’ODYSSÉE
Dans L’Odyssée, trois pigeons géants observent une canette de soupe Campbell installée au bord de l’eau. Inspirée du Pop Art et des œuvres d’Andy Warhol, cette scène décalée joue avec les codes de la culture de consommation et de l’art contemporain.
Entre humour et réflexion critique, l’installation transforme un objet banal en symbole mystérieux, évoquant l’accessibilité de l’art et notre rapport aux images populaires.

BOUÉES DE SAUVETAGE
Flottant à la surface du lac, sept pilules géantes aux couleurs pastel apparaissent comme des bouées dérivant dans le paysage. À la fois ludiques et inquiétantes, ces sculptures évoquent autant l’univers du bonbon que la présence croissante de résidus médicamenteux dans les écosystèmes.
Par cette œuvre d’art public, Cooke-Sasseville propose une réflexion sur le soin, la dépendance et les fragilités contemporaines, dans une installation flottante à la fois poétique et critique.

